Devenir secouriste

Mon parcours et ma formation pour devenir secouriste

15 juin 2006

Prochaine étape: le CFAPSE (2e partie)

Dans une équipe de secours, avec l'AFPS seule, t'es un peu comme le h de Hawaii: tu sers à rien. Le CFAPSE permet de se servir du matériel, de brancarder, d'être utile, quoi. Selon mon chef, il vaut mieux que je passe le certificat après janvier 2007, car il n'y aura plus d'examen final mais il s'obtiendra par contrôle continu. C'est bien moins stressant. D'autre part, le contenu est en révision et selon certaines sources il y aurait un nouveau module "secours routier" (sans la désincarcération), ainsi que l'officialisation de certaines pratiques: état des pupilles, saturation capillaire, etc...

J'ai juste une question: aurais-je la patience d'attendre le mois de janvier?

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Prochaine étape: le CFAPSE


Le Certificat de Formation aux Activités de Premiers Secours en Equipe (CFAPSE)

C'est un diplôme d'état délivré après examen par le préfet. Il est obligatoire pour être admis au sein d'une équipe structurée, hiérarchisée, dotée d'un matériel adapté et appelée à collaborer aux opérations de secours à personnes. Depuis 2003, les recyclages ont totalement disparu et la formation continue est obligatoire pour tout le monde.

DÉTAIL DES MODULES DE FORMATION AUX ACTIVITÉS DE PREMIERS SECOURS EN ÉQUIPE

E 1. - L'équipe de secouristes

Objectifs :

- Prendre conscience de la nécessité d'être en équipe pour pouvoir réaliser certains gestes.
- Percevoir la nécessité de l'existence d'un chef pour coordonner l'exécution de ces techniques(typiquement français tout ça!!)
- Comprendre la nécessité et l'avantage d'utiliser du matériel.
- Percevoir le rôle d'une équipe au travers d'exemples vécus.
- Connaître succinctement l'organisation des secours en France et pouvoir y être intégré.

E 2. - Bilan

Objectifs :

- Savoir apprécier une situation, en évaluer les risques évolutifs et prendre les mesures de protection adaptées.
- Savoir apprécier l'état d'une ou plusieurs personnes présentant un trouble pouvant aller jusqu'à menacer la vie.
- Savoir transmettre les informations précises et détaillées aux services concernés lors des différentes étapes de l'intervention.
- Savoir, dans l'attente d'un renfort et après avoir réalisé les gestes salvateurs, assurer la surveillance de chaque victime.

E 3. - Dégagements d'urgence

Objectifs :

- Savoir apprécier, devant une situation donnée, la nécessité ou non d'un dégagement en urgence.
- Savoir mesurer les risques de l'intervention envisagée pour la victime, pour l'équipe et agir en conséquence.
- Savoir pratiquer le dégagement en urgence, pour soustraire la victime a un danger imminent et éviter le suraccident.
- Savoir placer la victime dans la position nécessitée par son état et ses lésions.
- Savoir apprécier l'évolution de l'état d'une victime.

E 4. - Relevages

Objectifs :

- Savoir relever et poser une victime sur un matériel de portage adapté, en la maintenant dans la position la plus appropriée où elle a été mise au préalable en fonction de son état.
- Savoir pratiquer le maintien de l'axe tête-cou-tronc sans traction.

E 5. - Brancardages

Objectifs :

- Savoir choisir les meilleures techniques de brancardage en fonction du nombre de brancardiers, du terrain et de l'état des victimes.
- Savoir pratiquer l'aide à la marche et le brancardage improvisé.

E 6. - Hémorragies, plaies, brûlures

Objectifs :

- Savoir reconnaître une hémorragie externe ou extériorisée et savoir pratiquer les gestes en utilisant le matériel adapté.
- Savoir reconnaître la gravité d'une plaie ou d'une brûlure et savoir agir en utilisant le matériel adapté.

E 7. - Liberté des voies aériennes

Objectifs :

- Savoir reconnaître les situations qui imposent le maintien ou le rétablissement de la liberté des voies aériennes, qui nécessitent l'utilisation de matériel.
- Connaître l'intérêt, la mise en œuvre de ces techniques et de ces matériels (canule oro-pharyngée, aspirateurs, etc.) et les dangers liés a leur emploi.

E 8. - Ventilation artificielle avec matériel

Objectifs :

- Savoir quand et comment utiliser de manière efficace les appareils manuels de ventilation artificielle.

E 9. - Oxygénothérapie, massage cardiaque externe


Objectifs :

- Savoir quand réaliser cette administration d'oxygène.
- Savoir préparer, mettre en œuvre, réaliser et surveiller l'administration d'oxygène chez une victime, par inhalation ou par insufflation.
- Savoir pratiquer efficacement, à plusieurs, la ventilation artificielle avec matériel et oxygène, associée à un massage cardiaque externe.

E 10. – Immobilisations

Objectifs :

- Savoir suspecter les lésions de l'appareil locomoteur et connaître leurs complications éventuelles.
- Connaître l'intérêt que présente une immobilisation.
- Savoir réaliser correctement une immobilisation.

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Où sont mes muuuuuuscles ????

Je ne conçois pas être secouriste sans avoir une bonne sinon excellente condition physique. D'une part parce que soulever le brancard d'un mec de 100 kilos, même à quatre, ça demande un minimum de force dans les bras; et d'autre part parce que la pratique d'un sport permet de se vider la tête.
Bizarrement, les bénévoles qui ne sont "que" secouristes n'ont pas l'air très sportifs. Peut-être l'ont-ils été et ont-ils arrêté en prenant de l'âge? Seuls les pompiers qui viennent donner un coup de main semblent pratiquer régulièrement un ou plusieurs sports. Enfin bref, tout ça pour dire que j'ai du mal à trouver des partenaires d'entraînement.

Je reviens d'une méga-tendinite-qui-tue, dûe semble-t-il à une mauvaise hydratation, à un mauvais appui de mon pied gauche et à plein d'autres trucs qui pourraient faire penser que les vices de fabrication sont légion chez moi. Mais bon, c'est guéri, c'est tout ce qui compte. Maintenant, je suis face à un autre problème: après deux mois sans activité physique ou presque, mes beaux petits biceps ont fondu, mes cuisses ne sont plus en béton armé et mon endurance s'est comme qui dirait envolée... Moi qui comptait courir les 10 km de Lille en septembre!

Du coup, reprise de l'entrainement muscu hier soir:
1 minute 30 de chaise sans chaise contre le mur (le test de Killy, ppour les connaisseurs)
2 x 1 minute de gainage
2 x 10 pompes ordinaires mais sur les genoux
2 x 5 pompes triceps aussi sur les genoux
5 triceps dos à une chaise
50 biceps de chaque bras avec poids de 1 kilos
150 abdos divers et variés


C'est tout. Déprime totale même si je sais que ça va revenir. Bouh.

Posté par secouriste69100 à 11:09 - Sport - Commentaires [1] - Permalien [#]

31 mai 2006

Starmania

    Hier soir, poste de secours au théâtre de Villefranche. Rendez-vous un peu avant 20 heures.
Pas moyen d'entrer dans de fichu théâtre. Une horde de collégiens en habits de cosmonautes vont et viennent tandis qu'une masse de parents s'agglutinent devant les portes.

    20h, les portes s'ouvrent enfin me laissant me faufiler. Mes collègues sont déjà arrivées. Se seraient-elles téléportées?
Ce soir, nous sommes 4 et que des femmes. Notre "poste" se situe dans les coulisses. Poste, un bien grand mot. Une table, c'est tout.
    Je connais déjà une des filles, qui était présente lors du concert, mais les deux autres ont juste entendu parler de moi. Je me présente donc. "T'es pompier?" me demande immédiatement la plus âgée d'entre nous (autour de 60 ans). Bah non. Cela à l'air de la surprendre et elle me dit que je devrais. Comme mon père d'ailleurs.
    Nous partons rapidement reconnaître les lieux après nous être équipées de talkie-walkies avec oreillette et de lampe de poche. Mon neurone du sens de l'orientation est au bord de l'auto combustion mais je me surprends à schématiser le plan du théâtre dans ma tête. Retour au poste. Chacune à notre tour, nous irons nous poster de l'autre côté de la scène ou bien faire une ronde dans le public. Entre la chaleur des spots, l'émotion et l'anorexie latente des collégiennes, nous pourrions bien avoir du boulot.

    Une heure cinquante, trois cookies et cinq cerises plus tard, le concert est terminé. Nous avons assisté à Starmania sans Balavoine et sans incident. Même pas un petit malaise, rien. Les collégiennes ne sont plus ce qu'elles étaient. Je rigole, bien sûr. Pendant près de deux heures, j'aurais eu le temps de réviser mon AFPS dans ma tête, de chercher une date de disponibilité pour passer le CFAPSE en 2007 (je suis une femme over-bookée!), toujours dans ma tête, et de me demander pourquoi je n'ai jamais pensé à rentrer chez les secouristes ou chez les pompiers auparavant.

    Remballage du matos, désinfection des oreillettes, au revoir et à bientôt.

    Ma prochaine mission: une course de côte dans le Beaujolais. Les bénévoles seront surtout des hommes cette fois-ci. Il me reste 3 semaines pour réviser ma mécanique et mon foot.

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26 mai 2006

Do you speak SAP?

Entrez dans le monde merveilleux du langage des secouristes et des pompiers...

Décaler : Partir en intervention

Pleins phares : Victime ayant les pupilles dilatées.

Un carton : Accident de la circulation.

Un piche : Personne en état d'ébriété.

Un client : Personne ayant souvent recours aux Pompiers .

Phraser : Discuter, parler.

Percuter : Réagir vite.

Delta : pour Delta Charlie Delta, soit DCD, c'est à dire mort

Pour finir, mes termes préférés quoique hors-sujet:

Majorette : Sapeur affecté à l'équipe de gymnastique.

Escabeau à roulette: échelle aérienne.

Camping car: fourgon de premiers secours relevage (parce que quand on y est affecté, on y passe la nuit)

Se prendre une craquée ou se faire craquer: se prendre une engueulade.

EDIT: pas la peine de laisser des com' pour des termes tels que sarceuse, démonter etc... laissons les aux initiés.

Posté par secouriste69100 à 14:07 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Un brin d'histoire

Le jeudi 1er mai 1727, vers 10 heures du soir, meurt à Paris, rue des Bourguignons, François de Pâris, Diacre à Saint-Médard.

Fervent janséniste, dont la vie n’a été que pénitence et vertu, il a demandé à être enterré non dans l’église, mais avec les pauvres, dans le charnier qu’on appelait aussi le petit Cimetière.

Sa tombe devient un lieu de pèlerinage. Des convulsions s’y produisent, des miracles ou prétendus tels, y on eu lieu.

Pour favoriser la venue de cet état extatique, certains et certaines, raconte Hillairet, se livrèrent à mille extravagances.
Ces inspirés, les femmes surtout, se mirent à dévorer la terre située sous la dalle tombale de Pâris, à se faire tordre les seins, à se faire piétiner et fouler par des garçons vigoureux nommés les Secouristes, à se faire frapper de coups de bûches; ou bien ils avalèrent des charbons ardents, des bibles reliées, ou encore ils laissèrent tomber sur eux d’une grande hauteur un poids de 25 kilos, se firent clouer sur une croix, percer la langue, ratisser avec des peignes en fer, etc. Certains subirent ces supplices plus de vingt fois.

Des sectes se forment dont celle des Secouristes

Le premier usage connu du mot se trouve dans le journal d’Argenson (1750): " ils appellent  SECOURISTES  ceux qui leur donnent des coups d’épée ".

Pendant longtemps, cette appellation ne figurera que dans le récit des événements de Saint-Médard.

En 1875, le grand dictionnaire de Pierre Larousse, consacre une notice à Secouriste, mais toujours avec la même acception.

Ce n’est qu’avec la création de " La Société des Secouristes Français " le 23 décembre 1892, qu’en France la définition du mot secouriste prend son vrais sens.

En 1904, le nouveau Larousse Illustré donne cette définition : " membre d’une société de secours ".

Plus tard, le sens du mot se diversifiera et se nuancera : " Membre d’une organisation de secours pour les victimes d’un accident, d’une catastrophe; personne capable de pratiquer les gestes ou les méthodes du secourisme ".

Tiré de http://reanim.free.fr

Posté par secouriste69100 à 12:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 mai 2006

La trouille du SIDA?

    C'est dingue. J'ai 24 ans, pile dans la génération SIDA, et je ne connais finalement pas grand chose à ce sujet.
Je relis mon manuel d'AFPS. Rien. Je fais une petite recherche sur le net. Pas de réponse à ma question.
Ma question? Elle est simple. Imaginons: je me ballade au parc et paf, un jeune tombe en roller et s'ouvre le bras sur une ballustrade. Bon, c'est une scène tout à fait plausible, non? Imaginons ensuite: j'arrive, la plaie n'est pas bien grave, saigne moyennement, je la lui nettoie. Un peu de sang me coule sur la main et, manque de bol total, je me rends compte après coup que j'ai une coupure au doigt. Et bien là, je fais quoi?

    Sur tous les sites internet que j'ai parcourus, on parle de relations sexuelles, d'échange de serigues, parfois de piercing et de tatouage mais sur les trucs comme ça, un peu cons, rien. Dois-je en conclure que je ne cours aucun risque? Et pourtant...

    Après consultation du site www.infectio-lille.com/VIH/actu05/11h25_AES_XDLT.pdf Je sais que si le sang auquel j'ai été exposée était contaminé, j'ai 0,3% de chance (sic) d'être infectée (contre 5 à 10% pour l'hépatite B et 22 à 31% pour l'hépatite C). Je sais aussi que c'est la même chose si je me pique accidentellement avec une seringue ou si je reçois du sang dans l'oeil ou dans la bouche.
Et surtout, maintenant, je connais la procédure.

  • Il faut d'abord nettoyer la plaie avec de l'eau et du savon, sans frotter.

  • Ensuite, désinfecter avec de l'eau de Javel diluée au 1/10e ou de l'alcool à 70° au moins 5 minutes, toujours sans frotter.

  • Enfin, demander à la personne son statut sérologique et se diriger vers le service d'urgences le plus proche.

    Un traitement préventif peut être prescrit dans les cas où le risque d'infection pèse plus lourd dans la balance que les effets indésirables de la trithérapie.

Pour les autre cas, je vous conseille d'aller faire un tour sur http://www.monanneeaucollege.com/aides.htm

Posté par secouriste69100 à 22:40 - Anecdotes et retour d'expérience - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 mai 2006

Secourisme à l'école

   Je suis intimement convaincue qu'il ne faut pas rendre l'AFPS obligatoire, que ce soit en primaire, au collège ou au lycée.
   Bien sûr, trop peu de personnes sont formées en France. Bien sûr on pourrait sauver des vies supplémentaires. Les enseignants formeraient les élèves. Economies, économies. On couvre ça avec une démagogie écoeurante. "Les enseignants sont capables d'adapter la pédagogie, quelle que soit la matière enseignée, secourisme compris".
   Même après une formation pour apprendre à former, que penser d'un moniteur qui ne s'est jamais retrouvé en situation? Celui qui a pondu ça aurait-il oublié le nombre d'heures de cours pendant lesquelles il a dormi, tant le prof était ennuyeux?
   Tous les élèves n'aiment pas forcément l'école. Tous les élèves ne comprennent pas forcément la nécessité de connaître les gestes qui sauvent.  Bah oui, on n'est pas au pays des bisounours. Sensibiliser les élèves, oui. Les inciter à passer l'AFPS avec des pros, oui. Voir un ado commencer un massage cardiaque sur un malaise vagal parce qu'il n'a rien suivi, ou si peu, c'est hors de question.

   L'enseignement de l'anglais est bien obligatoire. Combien connaissez-vous de jeunes qui maîtrisent la langue? et qui la baragouinent? Eh bien moi, je ne veux pas être ramassée par une personne qui baragouine le prompt secours.

Posté par secouriste69100 à 23:20 - Point de vue - Commentaires [0] - Permalien [#]

Discussions favorites

Quand un secouriste rencontre un pompier volontaire, de quoi peuvent-ils bien parler? On se demande vraiment.

Pour l'instant, j'ai en stock le récit du sauvetage d'un mec qui a fait une TS au Smecta...

Posté par secouriste69100 à 22:16 - Anecdotes et retour d'expérience - Commentaires [0] - Permalien [#]

21 mai 2006

Halte aux recettes de Grand-mère!

Posez la question dans votre entourage: "que faire si on a pris le hoquet?". Chacun y va de son petit conseil, qu'il croit être le meilleur. Boire à l'envers, faire peur, boire de l'alcool, faire le poirier... Et puis finalement, le hoquet passe. Il fallait juste attendre et du coup on s'est trouvé bien occupé, à faire des cabrioles et à renverser de l'eau de partout.

Posez maintenant la question :"que faire si je me brûle avec la casserole d'eau bouillante?". Là aussi, vous allez récolter de nombreux pseudo conseils, mais jamais les bons, pour votre plus grand malheur.

Les recettes de grand-mère pour les accidents de la vie courante sont légion.

Parmi elles:

  • Pour les brûlures: appliquer de l'huile, du beurre, de la glace, de la javel, des pommes de terre, de la purée de tomates, rebrûler un coup, appeler un enleveur de feu, tartiner du dentifrice...

  • Pour les ingestions de produits chimiques : boire du lait, boire de l'eau, vomir, manger du pain, boire de l'huile d'olive...

  • pour les entorses: obliger la personne à marcher, tirer sur l'articulation, tremper le pied dans une bassine d'eau chaude salée...

  • Pour les plaies: mettre de l'urine dessus, réouvrir une fois pendant la cicatrisation...

  • Pour les morsures et les piqûres: mettre une goutte de javel dessus, faire un garrot...

  • Pour un saignement de nez: mettre un clef dans le cou, pencher la tête en arrière...

  • Pour un saignement ou une hémorragie: mettre de la farine, du poivre...

N'hésitez pas à donner les votres en commentaires, pour compléter la banque de données

Posté par secouriste69100 à 19:13 - Idées reçues - Commentaires [3] - Permalien [#]
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